Bioshock : premières impressions
parArkenle 28.Dec.2007
4 mois qu'il prenait la poussière sur mon étagère. Après 2 tentatives infructueuses qui se sont soldées lamentablement par un abandon, j'ai enfin réussi à m'y mettre sérieusement. Principale reproche qui m'a mené à ces 2 abandons successifs : une latence dans les contrôles et les combats, les 2 étants liés.
En fait depuis le début, j'ai l'impression qu'il y a une sorte de latence, d'inertie dans les mouvements du personnage. C'est presque rien, peut-êre quelques centièmes de secondes, mais suffisant pour avoir cette désagréable impression de mal contrôler ses mouvements ce qui, au final, rend la visée très imprécise. Embétant pour FPS où les combats tiennent une place prépondérante. D'autant plus désagréable quand on vient de finir Call Of Duty 4 qui, lui, répond au doigt et à l'oeil, sans aucun retard. Au départ, je soupçonnais mon faible frame rate (Radeon X1900 GT inside) d'être responsable de ces latences. Mais depuis j'ai reçu ma Geforce 8800 GT...et la latence est toujours là . Finalement, avec un peu de persévérence, et en profitant des mécanismes du jeu (les vita chamber qui permettent, une fois mort, de se regénérer sans interrompre le court du temps) j'ai réussi à passer le cap...et j'ai bien fait. Après 4-5 heures passées sur le jeu, je dois bien l'avouer, ce jeu est une petite bombe. A vrai dire, très dur de décrocher une fois immergé, c'est le mot, dans l'aventure. ![]()
Commençons par faire les présentations. Comme tout bon jeu correctement scénarisé, on commence avec un prologue sous la forme d'une courte cinématique dans laquelle vous assistez au crash de votre avion. Et vous voila plongé sous l'eau, au milieu de flammes et des débris de votre avion, et cette tour qui s'élève au milieu des flots, au milieu de nul part, point d'entrée vers la cité sous marine Rapture, votre unique chance de salut. Au bas de cette tour, une porte sombre est entrouverte, on se glisse doucement à l'interieur, noir, les lumières s'allument une par une à notre passage. On descend un escalier. Au fond, un minuscule sous marin nous attend, porte ouverte. On se glisse dedans et c'est partie pour une séquence contemplative. En celà , cette partie me rappelle pas mal le prologue d'Half-life premier du nom, et cette séquence sur le rail train. Ce petit voyage en capsule a pour but de nous amener à l'interieur de Rapture, citée décadente cachée au fond des mers, où la population, jadis normale, semble aujourd'hui carburer à la coke, ou plus précisément à ce qu'on appelle les plasmides, sortes de modifications génétiques qui procurent des pouvoirs surnaturels, mais qui ont quelques effets secondaires, comme la zombification de ses consommateurs qu'on surnomme désormais les chrosomes, sortes d'humanoïdes complètement dégénérés. Rapture est également un lieu de recherches peu orthodoxes, tenue de main de fer par un certain Andrew Smith, sorte de gouroux qui contrôle toutes les ames en perdition de la cité. A peine les pieds au sec, un étrange personnage vous contact sur votre radio. Cet homme dont on ne sait rien,est à la recherche de sa famille, enfermée dans Rapture. Et vous êtes tout désigné pour accomplir cette mission. C'est donc lui qui va vous aider, vous guider durant toute l'aventure. ![]()
Cette petite mise en bouche permet de mettre en place un ambiance particulière, basée sur la claustrophobie, et cette impression d'être seul au monde, renforcée par le fait que vous ne croisez jamais le moindre personnage un tant soit peu humain. Votre seul lien avec l'humanité est finalement cette radio, et cet inconnu à l'autre bout du fil. Et le moins qu'on puisse dire c'est que c'est efficace. Les concepteurs en rajoute même parfois en tirant sur la corde de l'horror-fps avec des petites séquences à base d'ombres effrayantes, de lumières qui s'éteignent brusquement, de surgissage d'un chrosome juste derrière vous quand vous ne vous y attendez pas, etc...mais sans tomber dans l'excès ou dans la surenchère. La naration très simpliste, à base d'interventions radio de votre compagnon ou d'Andrew Ryan, d'images subliminales "in-game", de quelques très rares scènes contemplatives et de magnétophones à écouter (un peu comme dans Doom 3) contribue à renforcer cette ambiance pesante. Et le résultat est là . L'immersion du joueur est excellente, on fait corps avec son personnage, on est vraiment dans Rapture. Techniquement, même si c'est secondaire dans un jeu à ambiance comme celui-ci, le jeu est très soigné. Le rendu de l'eau est superbe, le level design, même si les niveaux ne sont pas gigantesques, est vraiment bon avec des environnements très cohérents, qui regorgent de détails, et qui renforcent ainsi l'immersion du joueur et l'ambiance. Stylistiquement, le jeu est très tourné début XXème siecle, aussi bien au niveau de l'architecture de la cité, que de la bande son, de la décoration, renforçant d'autant plus cette impression de visiter une cité à l'abandon, genre Titanic engloutie. ![]()
D'un point de vue gameplay, je prends pour l'instant mon pied. Les combats ne sont pas le point fort du jeu, la faute à cette maniabilité un peu imprécise qui rend les combats d'autant plus brouillons. Il n'y a pas vraiment lieu de parler d'IA, les chrosomes n'ayant pas vraiment de forme d'intelligence dans leur façon de combattre, mais ça colle plutôt bien avec leur zombification supposée. Les plasmides et leur variété permettent heureusement de rendre les combats un peu plus sexy. Là une marre d'eau où je peux attirer mes enemis pour les faire griller en envoyant une décharge électrique. Ici une flaque de pétrole pour les faire cramer. Ou encore un plasmide pour les geler et les faire éclater en mille morceaux. On peu ensuite faire des choses plus complexes. On peut par exemple enflammer un mec, qui va alors se précipiter dans une marre d'eau pour éteindre les flammes, et là , paf, une décharge électrique. Les possiblités sont presque infinies. Mais la force de Bioshock tient dans sa partie exploration. Il y a mille recoins à découvrir dans chaque niveau, des plasmides inédit à trouver, on ne se lasse pas de passer et repasser au même endroit pour trouver tous les passages secrets. De plus, certaines parties ne sont pas accessibles au premier passage, il faut parfois avoir trouvé un plasmide particulier pour accéder à telle salle d'un niveau (par exemple le plasmide feu pour débloquer des entrées bloquées par de la glace, ou un plasmide piratage avancé pour briser des codes d'entrée de certaines portes), ce qui garanti quelques allers-retours excitants, avec la perspective de découvrir de nouvelles choses en revenant plus tard dans le jeu. Une bonne optimisation de la durée de vie du jeu qui m'a l'air assez impressionnante, avec ma façon de jouer tout du moins. En fait j'en suis à déjà 4-5 heures de jeux, et si j'en crois les fichiers dans le répertoire "Maps" du jeu, je n'aurais parcouru que 2 niveaux sur 7 ! Je me rend compte que c'est en fait l'un des rare jeu où je n'ai pas hâte qu'il se termine pour passer au suivant. ![]()
Voilà donc pour mes premières impressions très positives sur ce Bioshock, et je commence maintenant à mieux comprendre le buzz et l'engouement pour ce jeu qui est indéniablement un des FPS majeur de cette année 2007. Décidément une des meilleures depuis bien longtemps pour nous les joueurs. Tags : |
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