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207 figurants ont participé à ce happening géant à Grand Central Terminal, New-York. Une sorte de 1,2,3 soleil grandeur nature.
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Poelant. Je crois que c'est le mot. Cet Alien vs Predator Requiem, que nous nommerons AVPR dans la suite de cette article, est une véritable ode à l'humour burlesque, à la fois un hommage à Chuck Noris et aux séries Z en général.
Juste pour fixer le pitch : un Predalien (un hybride Predator-Alien) extermine l'équipage d'un vaisseau Predator qui vient s'écraser sur la planète Terre. Le signal de détresse émis par le vaisseau Predator parvient jusqu'à la planète des Predators. L'un des leurs se rend alors sur place pour venger ses frères. En fait ça faisait un moment que je ne m'étais pas autant marré au cinéma. Il fallait pourtant oser transformer un univers de science fiction très sombre et plutôt sérieux, en une comédie. Mais les frères Strause ont réussi leur mission avec brio. En effet, le script est tout bonnement hillarant. C'est une vraie mine à répliques cultes. A en faire pâlir de jalousie notre amie Jean-Claude Vandamme. Morceaux choisis : Après 45 minutes de film, et environ 53 personnes trucidées, le héros faisant preuve d'une lucidité hors du commun : "des gens meurent". Puis c'est au tour d'une des survivante, lorsque le héros suggère que l'invasion pourrait être organisée par un complot international des chinois du FBI : "le gouvernement ne peut pas nous mentir, c'est impossible", ou encore l'incontournable "mon dieu nous allons tous mourrir !". Sans oublier le très classique mais toujours très efficace "on ne fait que suivre les ordres" de John le valeureux militaire après avoir mis un ogive nucléaire dans les dents de tout le monde.
Heureusement les frères Strause sont parvenus à ne pas tomber dans des personnages clichés. Les personnages sont tous extrèmement charismatiques, à l'image du shériff du comté qui fait preuve d'un calme paraplégique tout au long de l'aventure. Un vrai rôle de composition. Le jeu d'acteur est à ce propos formidable. Les répliques arrivent du tac au tac, les expressions faciales sont extrèmement travaillées, on imagine que le tournage a dû être un enfer, avec probablement un cinquantaine de prise pour chaque scène pour arriver à approcher cette perfection. Vous l'aurez compris, AVPR est une véritable oeuvre qui ouvre la porte vers un nouveau genre : la comédie de science-fiction. Un genre qui, avec AVPR comme modèle, risque bien de faire des petits. On les attends avec impatience. Plus sérieusement, ce film est une honte aux deux franchises qu'il tente de réunir. Fan inconditionnel d'Alien, et dans une moindre mesure de Predator (que j'ai plus connu par l'intermédiaire du jeux-vidéo) j'ai été affligé. C'est un pillage marketing pur et simple. Il n'y a dans cet bouse, au sens des valeurs défendues par ces franchises, rien de Predator et encore moins d'Alien. Tout est lamentable dans cette "chose". Le scénario déjà qui n'a pour but que d'offrir des situations de combat entre Alien et Predator. Les humains sont là uniquement pour se faire zigouiller et appuyer la surenchère de gore. En même temps, vu la profondeur, l'originalité des personnages proposés et la brochette d'acteurs sélectionnés (mis à part Reiko Aylesworth pourtant pas mauvaise en Michelle Dessler dans 24) on en attendait pas plus : une bande d'ados américains écervellés, une blondasse connasse bonnasse, un shérif descendant d'un Mérou, un John ancien taulard donneur de leçon "j'ai appris la vie", son petit con de frère, et une militaire retraitée d'Irak "fuck da system". Oh yeah. Et ce n'est pas le script tenant sur un ticket de métro (j'exagère à peine) qui aidera cette bande de joyeux lurons.
Sur l'esprit, rien n'est respecté. Notre xénomorphe préféré, animal si malin, si sournois, si sioux, si fin stratège habituellement n'est traité dans ce film que comme un être dénué de tout intelligence, un morceau de viande, fonçant droit sous les balles. S'en est ridicule. Alien c'est bien plus qu'un monstre de l'espace dévorant des humains à la chaine. Sur l'esthétique ensuite, Ridley Scott doit se retourner dans sa tombe qu'il n'a pas encore. Les animations des Aliens sont quasi du même niveau que celles d'Alien, le 8eme passager qui, il faut le rappeler, date de 1979. Les monstres n'ont aucune grâce, rien d'animal, on a beaucoup trop l'impression de voir un humain avec un costume. La photographie qui veut se la jouer "sombre" à mort et empèche finalement d'apprécier quoi que ce soit du "spectacle". Le tout mixé avec une réalisation hachée, confuse, sans aucun plan large et un montage douteux à base de micro scènes de 30 secondes sans aucune intensité, fait qu'on ne comprend absolument rien lors des scènes de combats. Même les bruitages sont complètement à la ramasse. Le cri des Aliens est le même du début à la fin du film, et je le soupçonne fortement d'être directement pompé d'Aliens de James Cameron. Le suspense, l'effet de surprise, les sursauts, rien ne prend sur le spectateur. Tout ce voit à 20km d'avance, tout est trop convenu. Sans parler de la fin complètement baclée. On a l'impression que les scénaristes ne savaient pas trop comment s'en sortir, alors ils ont opté pour la solution à tout les problèmes de l'humanité dans les films américains (Armaggedon, Core, Sunshine, etc...) : la bombe atomique.
Un dernier point qui m'a marqué, et que je ne sais pas trop comment interpréter : les références scéniques à la franchise Alien. Je parle notamment d'une scène reprise trait pour trait de la scène dans l'infirmerie d'Alien 3 et Ripley qui se fait flairer le visage par un xénomorphe, ou encore cette sène dans la piscine, référence à Alien 4 la résurection. Hommage ou manque d'imagination ? You decide. Tags :
Entre moi et les dinosaures, c'est une grande histoire d'amour. Le gigantisme, la puissance et la mystérieuse disparition de ces grands lézards qui ont régné pendant des millions d'années à la surface de notre planète, me passionne depuis l'enfance.
Du haut de mes 12 ans, j'étais donc un peu en transe quand, en 1993, un certain Steven Spielberg décida de sortir son long métrage sur le sujet. Steven Spielberg, pour les incultes, c'était quand même le mec qui avait sorti Les dents de la mer et ses requins en plastique, E.T. et son alien en plastique, toute la série des Indiana Jones, et j'en passe. Autant dire que c'était quand même pas le premier péquenot venu. Tout partait donc sur de très bonnes bases. Et je ne fut pas déçu. Basé sur le bouquin éponyme de Michael Crichton, qui a été pour l'occasion embauché par Spielberg pour participer à l'écriture du script, Jurassic Park nous fait vivre l'histoire d'un milliardaire un peu fou, John Hammond, qui s'est mis dans l'idée de recréer des dinosaures à partir de sang de moustique conservé dans de l'ambre, et de construire sur l'île d'Isla Nublar un tout nouveau parc d'attraction où les visiteurs pourraient admirer Tricératops, Diplodocus, Brachisaures, Vélociraptors et autres Tyrannosaurus Rex. Pour valider son parc, John Hammond invite le gratin de la paléontologie mondiale en la personne de Alan Grant (interprété par Sam Neill) et Ellie Sattler (Laura Dern), l'atout sexy du film, parce qu'il en faut toujours un. Evidement il y a aussi un mec marrant, Ian Malcolm, pseudo mathématicien interprété par Jeff Goldblum, et des enfants (les petits enfants de John Hammond dans le film), parce qu'un enfant qui se fait manger, c'est toujours attendrissant. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, sauf que bien entendu, tout ne se passe pas comme prévu, la faute à une tempète tropicale qui s'abat violemment sur l'île, et à un informaticien corrompu, gros et moche comme tout les informaticiens, chargé de récupérer pour une sombre organisation, des embryons de dinosaures. Rapidement, rien ne va plus, les clotures électriques censées confiner les lézards géants ne fonctionnant plus, ils peuvent se balader tranquillement dans tout le parc et croquer de l'humain en toute quiétude. Humains qui eux, tentent à présent de s'échapper de l'île par n'importe quel moyen. De la science-fiction sans grande suprise donc, un peu cucul la praline dans son dramatisme et ses personnages (il faut garder à l'esprit que ce n'est pas un film d'auteur avec des rôles de composition, mais un film d'action américain), mais fort bien scénarisé, bien réalisé et visuellement très réussi. Parce que Jurassic Park (qui scientifiquement aurait d'ailleurs mieux fait de s'appeler Cétacé Park, mais ça sonnait moins bien), c'est, avec Terminator 2 l'année précédente, le point de départ des effets spéciaux numériques qui arrachent. On avait encore jamais vu des images de synthèses aussi réalistes. Les scènes impliquants le T. Rex étant particulièrement impressionnantes, tant au niveau des animations que du rendu de la peau, de la musculature. Aujourd'hui encore, 15 ans plus tard, les effets de Jurassic Park n'ont pas grand chose à envier à ceux des derniers films sortis dans les salles, c'est pour dire la qualtié du travail fourni par les équipe d'Industrial Light & Magic (ILM pour les intimes) à l'époque. En 2 mots, Jurassic Park, ça ownait grave les pupilles et là n'est pas le débat. Là où je veux en venir, c'est sur le fait que l'exploitation postérieure de la license fut juste de la grosse merde. Jurassic Park III gagnant la palme de la merde suprème, devançant de peu Le monde perdu, de Spielberg pourtant.
Commençons par le commencement. 1997, sortie de Le monde perdu. La brèche laissée par la fin de Jurassic Park ne pouvait pas résister bien longtemps à l'appel du dollar. Spielberg reprend donc la caméra et nous pond une resucée très bas de gamme. Le contexte : John Hammond ce gros malin, possédait en fait deux îles. L'île du parc, celle visitée lors du premier film, et une seconde île où les dinosaures étaient mis au monde et grandissaient avant de rejoindre l'île principale. Mouai. Et depuis la catastrophe du premier film, les dinosaures y vivraient en totale liberté. John Hammond qui ne veut pas lacher le morceau et montrer à tout le monde le bien fondé de ses créations, recontacte Ian Malcolm pour lui demander de s'y rendre et d'étudier ses bestioles dans leur environnement naturel. Malcolm refuse de suite ("non non et non"), jusqu'à ce qu'il comprenne que sa gonzesse, paléontologue de son état, y est déjà . Malcolm : "où est l'avion ?". Hum. Et nous voilà reparti pour une aventure. Ah oui j'allais oublier. Malcolm est père (adoptif ?) d'une petite black de 12 ans, gymnaste, ça aura son importance pour bien faire toucher le fond à ce film. Voilà donc notre ami Malcolm de retour au pays des dinosaures à la recherche de sa femme. Mais déjà une équipe de militaire débarque sur l'île avec à sa tête un british sauce Rambo. Leur but ? Ramener des dinosaures vivants, dont un T. Rex, à San Diego pour y ouvrir un parc d'attraction. Originale. Encore plus originale, ça tourne mal, parce que les gentils militaires n'avaient pas pensé que les vilains dinosaures étaient aussi méchant. On enchaîne donc joyeusement les démembrages et les mangeages d'hommes dans des décors bucoliques. De son coté Malcolm et les gentils finissent par échouer dans une ancienne nurserie pour dinosaure où Spielberg nous sort probablement la scène la plus honteuse de sa carrière : Malcolm, sa femme et sa gamine se trouvent enfermé dans une espèce de cabanes, 3 raptors aux fesses. Finalement, un des raptors parvient à rentrer dans la cabane (en creusant sous les murs). Mon dieu, mon dieu, comment vont-ils s'en sortir ? Sacrebleu, des barres de fer (de l'exercice), une gymnaste, mais oui bien sûr. La gamine fait 3 tours de barres parallèles et décroche un high kick dans la gueule du raptor. Superbe. Finalement tout le monde s'en sort. Retour à San Diego et en avant pour un belle tranche de foutage de gueule du spectateur, avec un cargo fantôme, sans pilote, mais qui parvient quand même à se diriger pile poil sur le port de San Diego, puis un T. Rex de 6 mètres de long (contorsioniste ?) qui parvient à découper tout l'équipage du cargo, y compris ceux planqués au fin fond de leur cabine. Bref, de la grosse merde.
Tant de qualité ne pouvait rester sans suite. Nous avons donc l'honneur en 2001 de voir débarquer le 3ème et dernier massac...épisode à ce jour. Cette fois, copinage oblige, c'est Joe Johnston qui s'y colle. Ce réalisateur de film cultes tels que Chérie j'ai rétréci les gosses ou encore Jumanji va sublimer la série. Le scénario nous plonge au coeur d'une intrigue trépidante mettant en scène des dinosaures donc, une famille à la recherche de son fils égaré sur l'île alors qu'il y faisait du deltaplane (surtout ne cherchez pas à comprendre), et le fils en question qui a réussi à survivre aux dinosaures des mois durant en mangeant des chocos au fond d'une benne. Vous l'aurez compris, c'est un peu le genre de film qui marque une vie. En fait, la réalisation est tout juste passable, les tentatives d'humour (et il y en a) ne sont pas drôles, les environnements sont toujours les mêmes, on se fait chier à en crever, c'est archi cucul (mention spéciale à la scène de nuit avec la grue). En fait on a l'impression de regarder un téléfilm M6 du dimanche après-midi, les effets spéciaux réussi en plus. Et ni le retour de Sam Neill, ni la présence de Tea Leoni ne parviennent à changer quoi que ce soit. Ce film fini inexorablement par toucher le fond. Mauvaise nouvelle, Jurassic Park 4 est annoncé pour 2008, toujours avec Joe Johnston aux commandes. Fuyez pauvres fous ! Non vraiment, Jurassic Park, c'était mieux avant. Tags :
Avec près de 6 millions de disques vendus dans le monde, les Daft Punk, le mystérieux duo français formé par Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem Christo, n'a plus grand chose à prouver. Daft Punk est devenue une référence dans le monde de l'électro et un des meilleur embassadeur de la musique électronique tricolore dans le monde. Oui mais. Au delà du génie que beaucoup leur prête (à commencer par moi), difficile de ne pas être déçu quand on voit à quel point certains de leurs meilleurs morceaux sont des quasi plagiat de morceaux déjà existants. Le sampling n'est pas nouveau. C'est même une pratique très courante, et pas seulement dans l'électro. Les Daft Punk en sont d'ailleurs eux-mêmes victimes avec récemment le sampling de leur morceau Harder Better Faster Stronger par Kayne West et son titre Stronger.
Oui mais voilà , il y a sampling et sampling. Sampling à la IAM et son Je danse le Mia qui reprenait les quelques célèbres notes de Georges Benson et son Give me the night. Et sampling avec par exemple Harder Better Faster Stronger (encore elle) qui reprend note pour note le Cola Bottle Baby de Edwin Birdsong, Digital Love qui reprend allègrement I love you more de George Duke, Crescendolls clone de Anthnony and the Imperials avec Can You Imagine, ou encore Robot Rock qui est littéralement indiscernable du Release the Beast du groupe Breakwater. ça c'est pour les plus flagrant, mais ce n'est pas tout. Alors bien sûr il y a la plupart du temps un (très ?) léger travail de remixage, rajout de voix synthétiques qui rendent leurs morceaux si Daft Punkien, si reconnaissable mais ça donne quand même cette désagréable impression de s'être fait berné, d'avoir un peu trop encensé, un peu trop génie-ifier ce groupe qui tient finalement une certaine partie de sa gloire du travail de vrais compositeurs, qui eux sont restés dans l'ombre. Une petite compilation des plus gros samples de Daft Punk : Relativisons tout de même : ces remarques sont surtout vraies pour l'album Discovery et n'entâchent finalement que très peu ce qui, pour la plupart des fans, reste la véritable oeuvre des 2 français, Homework et ses morceaux comme Rollin' & scratchin' ou Burnin' qui eux, ne doivent rien à aucun sample. Tags :
Tout le monde connait le principe des photos panoramiques. Différentes méthodes existent : rotation de l'appareil photo, assemblage, recadrage...il est finalement assez facile de faire ça pour une photo. Mais pour une vidéo, qui n'est donc pas définition pas figée, au contraire d'une photo, ça paraît déjà beaucoup moins facile.
C'est pourtant ce que je vous propose avec ce lien. Je ne connais pas exactement la technique employée (a priori une grappe de caméras montées sur un support et orientées de façon particulière), mais le résultat est bluffant, on peut regarder où on veut quand on veut, comme si on y était, aucune trace de raccord n'est visible... Celle de New-York est particulièrement impressionnante. voir toutes les vidéos à 360° Tags :
Suite du médiocre Area 51, ce "next-generation game that will redefine the FPS genre" promettait gros sur le papier...enfin sur le communiqué de presse. Bourré de "cutting edge technology" pour créer une "ultimate entertainement experience" je vous laisse deviner mon impatience de tester le bouzin. Et quelle ne fut pas ma suprise de découvrir qu'en fait ce jeu semble (je dis semble, parce que je n'ai fait que la première mission) être une sombre merde.
En fait non, c'est pas très surprenant quand on se souvient que Harvey Smith, lead designer sur Blacksite, crachait lui même sur son bébé : "this project was so fucked up".
Alors y a t-il quelque chose de bon dans ce Blacksite à première vue ? Première chose qui saute aux yeux, les menus. Illilisble est le mot qui me vient à l'esprit, une sorte de police en gras, qui, une fois passée en haute résolution, devient indéchiffrable. Ensuite les options proposées sont minimalistes. Graphiquement, on ne peut quasiment rien modifier, si ce n'est la résolution (mais la modif n'est pas prise en compte une fois le jeu fermé, si bien qu'il faut la reconfigurer à chaque fois), les ombres dynamiques, l'anti-aliasing et l'aniso. Peut-être que les concepteurs ont prévu un système auto-adaptatif, mais j'en doute sérieusement.
On se lance ensuite dans cette awesome experience aux commandes de notre américain préféré, le bien nommé Pierce. Malheureusement notre ami Pierce semble avoir quelques problèmes psychomoteurs. En fait il semble incapable d'effectuer la moindre interaction. Dès qu'une action est nécessaire, une sorte d'icone flottante verte apparait au-dessus dudit endroit. Des actions d'ailleurs extremement originales et difficiles à réaliser comme ouvrir une porte à coup de pied, poser un pain de C4 ou encore...c'est tout en fait. Toujours est-il que notre cher Pierce est une putain de feignasse, si bien qu'il fait systématiquement appel à ses collègue pour faire faire les choses à sa place. Coté immersion, ça part mal, pas d'intro, pas de mise en bouche, on se retrouve largué au beau milieu de l'Irak avec des chèvres (WTF ?) sans trop comprendre pourquoi.
Tout semble être en fait guidé par le concept du moindre effort : le HUD est ultra pauvre, pas de carte, pas de statut. Les armes sont réduites au minimum syndical, un fusil mitrailleur, un fusil de précision, pas de poing, pas de couteau, pas de pistolet. La narration est inexistante. Le level-design semble lui aussi avoir bénéficier de très peu d'attention avec des cartes très étriquées, un design couloir (ça fait mal après avoir terminé Crysis), des environements visuellement très pauvres, surtout les interieurs d'un vide intersidéral, ou la séquence de railgun à la fin de la première mission. Autre point négatif, il n'y a pas de sauvegarde, uniquement des checkpoints malheureusement pas toujours très bien placés. Je pense encore à cette séquence de railgun ou vous être bloqué en position mitrailleuse dans un véhicule, et où le pilote va pisser un coup (véridique). Le checkpoint étant situé avant la montée dans le véhicule, si vous mourrez au cours de la séquence railgun, vous aurez à tout recommencer, la pause pipi comprise. Enervant.
Parlons également du challenge que propose ce Blacksite. Ou plutôt n'en parlons pas vu qu'il est totalement inexistant. Les ennemis sont stupides, les munitions en quantité indéscente et même en difficile, c'est beaucoup trop facile. ça sent l'héritage kikoo console à plein nez. En plus c'est convention de Genève compliant, on peut même pas descendre les soldats qui se rendent... Coté technique, Blacksite partait plutôt bien dans la vie avec son UE3. Mais force est de constater que c'est foutrement moins bandant que les références 2007 que sont UT3, Call Of Duty 4, Bioshock ou Crysis. L'optimisation n'a pas l'air exceptionnelle non plus avec quelques saccades régulières et un peu pénibles sur une machine pourtant correcte (8800 GT). Il est enfin censé y avoir une gestion du moral de vos troupes. Je n'ai compris ni ce qui l'influence, ni l'intérêt de la chose.
Trouvons quand même une qualité à Blacksite : les décors destructibles. C'est visuellement bien fait, et ça a un réel intéret lors des combats...qui eux malheureusement n'en ont pas vraiment. Une bonne idée gachée par le reste en somme. Fidèle à mon éthique de grand reporter, j'irais jusqu'au bout quand même. Tags : |
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