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Sport

L'équilibre et la douleur chez le footballeur professionnel

parArkenle 25.May.2008

Depuis quelques années, il semblerait qu'une terrible maladie hante les vestiaires et les terrains du football professionnel. Les symtômes sont assez faciles à identifier même pour un initié : troubles aigües de l'équilibre, hypersensibilité à la douleur, peur obsessionnelle du saignement, ou encore grimaces systématiques dès qu'un adversaire s'approche à moins de 15 cm. Il en résulte des comportements parfois surprenants sur le terrain.

Après visionnage de la finale de la coupe de France ce soir, le bilan est alarmant : la plupart des joueurs sont touchés. Plus grave, certains semblaient déjà se trouver au stade terminal, comme Pauleta, ou encore Grosso.


Voici donc quelques astuces pour les répérer plus facilement voir même identifier le stade de la maladie :

  • perte de l'équilibre à la moindre petite touchette. Si le sujet roule sur lui même sur plusieurs tours, ou s'il se tient le tibia en faisant la grimace et en hurlant, il est probablement déjà trop tard pour entreprendre un traitement.

  • cri de douleur et prise du visage dans les mains après un contact à moins de 30 cm de la tête. Le stade d'évolution de la maladie est inversement proportionnelle à la force du contact, et proportionnelle à la distance séparant le visage du point d'impact. Si en plus on assiste à un décalage dans le temps entre le moment de l'impact, et la prise du visage dans les mains, cela signifie qu'on a affaire à une forme grave. Notez également que le joueur atteint à tendance à vérifier la présence de sang sur ses mains lorsqu'il s'apprète à se relever, ou lorsque l'arbitre s'approche.

  • mauvaise synchronisation des pas. A l'approche d'un adversaire, il semble qu'un phénomène étrange se produise. La marche devient hasardeuse, chaloupée, le sujet ne prend plus la peine de relever les jambes pour avancer et laisse "trainer les pieds" comme les médecins disent. De plus, le phénomène s'amplifie à mesure qu'on approche de la surface de réparation. D'après des calculs scientifiques, la distance critique serait de 13 m environ. Il existe quelques variantes qui enrichissent l'aspect esthétique de la chute : bras en l'air, grimace de douleur, cri et bien entendu la roulade qui ne sont que lees signes précurseurs d'une atteinte des tissus en profondeur.


    Géographiquement, la répartition est assez uniforme. On note une densité un peu superieure à la normale en Italie, mais de façon générale, il n'y a que très peu de zones épargnées.

    Sur tous les championnats européens, il ne reste plus qu'un tout petit nombre de sujets non atteints comme Lionel Messi ou encore Ronaldinho. La science n'a pas encore réussi à identifier le gêne responsable de leur immunité. Mais on espère que les chercheurs trouveront rapidement un traitement efficace et facile à administrer tant le phénomène devient inquiétant. Un traitement existe déjà, à base de carton jaune, voir rouge, mais les spécialistes de l'arbitrage sont encore trop fébriles pour le prescrire largement. La solution viendra peut-être de la vidéo post-rencontre qui permettrait, d'après quelques premières études, de répérer les sujets atteints et de les traiter immédiatement.
    Une autre piste de recherche est l'étude du "joueur de rugby" qui semble complètement épargné par la maladie. Bien entendu, ce sport de fillette qu'est le rugby n'est pas vraiment comparable avec ce sport d'homme très physique qu'est le football. Espérons néanmoins que le séquençage du génome du rugbyman récemment lancé permettra quelques avancées sur le sujet.

    Quoi qu'il en soit, nous n'en sommes encore qu'aux balbutiements de cette discipline. Il faut laisser le temps au temps. En attendant, n'hésitez pas à envoyer vos dons ou vos lettres d'insultes à la FFF, pour un championnat sain, avec des hommes sur le terrain au lieu de nos actuelles fillettes du cours Florent.

    CHEATERS GO TO HELL §§§




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