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Shadow Of The ColossusparArkenle 05.Jan.2006
Plateforme : Playstation 2
Genre : Ovni
Sortie : 15.02.2006
Développeur : Sony Computer Entertainment
La talentueuse dev team de ICO frappe encore. Malgré les piètres performances commerciales de Ico, assez incroyable d’ailleurs tant il est plébiscité de partout, et pas seulement par la presse. Quoi qu’il en soit, les ventes de SOtC sont plutôt bonnes. Une reconnaissance méritée. Et pourtant ce SOtC part sur des bases plutôt inhabituelles. Sans être un ovni comme a pu l’être un Killer 7, c’est une approche pour le moins étrange que nous propose SOtC.
La petite histoire :
sur fond très poétique, une prince
cherche à redonner vie à sa douce et tendre. Mais pour
cela, un seul moyen,
vaincre les 16 colosses qui règnent sur ce monde. Un monde d’un
vide
intersidéral. Pas ennemis qui vivent, un monde désert.
C’est donc grossièrement
un enchaînement de 16 boss que propose SOtC. Ce qui donne un jeu
plutot
étrange, puisqu’on se balade dans la carte avec pour seul but de
trouver le
colosse suivant, aucune quête, aucun PNJ pour causer de la chute
du cours des
fraises des bois, bref un pays où il ne fait pas bon vivre. Loin
d’une
fainéantise de la part des développeurs, ce monde vide
est un petit bijou pour
mettre le joueur dans l’ambiance d’un monde vivant au ralenti, un monde
parallèle vivant au gré du soleil et du vent. Pitain
c’est beau ce que je dis.
Bref un truc difficile à décrire, attachant et effrayant
à la fois. La façon la
plus simple de décrire cette ambiance pour ceux qui
connaissent : c’est
comme ICO, mais pas tout à fait pareil. Pour les autres :
c’est le
pannard.
Pour vous accompagner dans vos aller retour sur les terres de SOtC, votre fidèle chwal Agro (ou un truc du genre, c’est pas sous-titré et c’est dit dans un langage que je connais pas). Et il a bien fait de ramener sa fraise celui là , parce que vous allez en faire des bornes à travers les magnifiques paysage de ce monde. SOtC est beau, ça oui. La même touche graphique que ICO (toujours lui), en plus beau, avec des paysages et des plans vraiment renversants. Et ça se sent. Cette bonne vieille playstachoune en chie comme une russe pour afficher tout ça, si bien que le framerate joue les asthmatiques et bien souvent en dessous des minima imposés par ma religion. Mais on pardonnera, car l’essentiel du jeu, les affrontements contre les colosses, est...colossale. Chaque colosse fait preuve, dans son design tout d’abord, d’une originalité et d’un talent remarquable. Presque tous aussi impressionnants les uns que les autres. Car qui dit colosse, dit gigantisme. Et les développeurs ne se sont pas trompés sur la signification du mot. C’est donc la plupart du temps contre des tas de rochers améliorés d’une bonne 40aine de mètres que vous aller devoir vous battre à 16 reprises. Et y en aura pour tous les gouts. A noter que la plupart sont dotés d’une toison absolument magnifiquement rendue, très pratique pour s’y accrocher comme un morback. Quoi qu’il en soit, chaque affrontement est un combat d’homme, un vrai avec des situations parfois vraiment énorme (en considérant qu’être accroché aux poils de cul d’un piaf de 20 mètres d’envergure à vitesse maxi, avec l’air qui fouette la gueule et le tout à 50 mètres au dessus du sol est énorme). Du David contre Goliath puissance 10. Car le monde est bien fait, et chaque colosse dispose d’un point faible. Et c’est à vous d’ouvrir bien grand les yeux et de faire marcher la boite à cerveau pour le trouver. Des affrontements toujours très prenants et parfois vraiment épiques, avec des combats qui s’étalent jusqu’à un bon ¾ d’heure si vous êtes long à la détente (je suis long à la détente). Mais la victoire n’en est que plus belle. Bref, on déguste chaque combat du premier jusqu’au dernier, avec toujours autant de plaisir et d’intensité. Et c’est bien dommage que ça s’arrête si vite. J’ai mis personnellement 11h à en voir le bout, et comme je suis du genre à comprendre ce qu’il faut faire à la 30ème fois où la situation se présente sous mon nez, cette durée de vie peut-être considérablement réduite. Quoi qu’il en soit ça a été pour moi 11h de pur bonheur, conclu par une fin tout simplement magnifique, comme, et c’est la dernière fois que j’y fait référence, ICO. Un dernier mot pour souligner le travail des musiciens qui nous propose des musiques au poil, discrètes mais sublimes en tout point, en parfaite adéquation avec l’ambiance.
Une aventure à part. Somptueux, archi prenant, intense, original, SOtC n’a pas d’équivalent. Sony ne s’y est pas trompé en engageant cette dev team de gens bourrés de talent et d’idées. N’en déplaise à certains, la créativité sur PS2 n’est pas morte.
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